Sunday, 9 November 2008

Ordre des architectes en France

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Histoire [modifier]

L'Ordre des architectes a été créé d'après un projet de Jean Zay, ministre de l'Instruction publique dont dépendait alors la direction des Beaux-Arts (qui est devenue le ministère de la Culture). Ce projet est devenu effectif par une loi, promulguée en 1940 par le Régime de Vichy et réactualisée en 1977, qui définit l'architecture relativement à l'intérêt public comme une activité à vocation d'abord artistique, puis culturelle. Son principe est de séparer l'activité économique de la construction (les entrepreneurs et les fabricants de matériaux) de l'activité libérale de conception et de vérification afin que l'architecte puisse intervenir de façon neutre pour arbitrer entre les intérêts des entrepreneurs, des propriétaires et du public, tout en faisant valoir les dimensions artistiques et culturelles de sa mission.
Pour cela, la rémunération de l'architecte, qui faisait l'objet d'un barême officiel est rendue indépendante des objectifs financiers des entrepreneurs, des fabricants et des promoteurs, et il lui est par conséquent interdit d'exercer en même temps les activités d'entrepreneur, de marchand de matérieux, de promoteur ou d'agent immobilier, ou de recevoir des commissions ou des ristournes de ceux-ci. Il peut ainsi, d'une part bien choisir les entreprises et les matériaux lors des appels d'offre, ensuite les contrôler en toute objectivité, d'autre part imposer au maître de l'ouvrage des choix techniques et artistiques qui ne servent pas directement ses intérêts mais l'intérêt du public tel qu'il est défini par les différents ministères concernés (santé, finances, affaires sociales, monuments historiques, consommation, sécurité, etc..).

Organisation [modifier]

L'Ordre des architectes est une personne morale de droit public dont les membres sont toutes les personnes qui exercent la profession d'architecte et dont le statut est un décret pris en Conseil d'État en application de la loi de 1977 sur l'Architecture. Son statut est un décret pris en Conseil d'État en application de la loi de 1977 qui définit l'architecture comme une expression de la Culture et la place sous la tutelle du Ministère de la culture .

Il est dirigé par des conseillers régionaux et par des conseilles nationaux élus au suffrage universel.

Il possède une juridiction disciplinaire qui comporte un conseiller d'État et se prononce sous appel des juridictions administratives; elle peut prononcer des recommandations, des avertissements, des injonctions de faire, la radiation d'un architecte, la liquidation d'une société d'architecture et mettre en place son administration provisoire. Il possède aussi une juridiction arbitrale pour l'interprétation des conventions d'architecte et pour trancher les différents nés entre les associés des sociétés d'architecture .


wikipedia.

Monday, 27 October 2008

Plan de mémoire.....in progress.....

A l’école des réseaux. Paradoxe et complexité comme ferment des écoles d’architecture européennes.

I. Le Paradoxe conformiste.

1- Le Système et ses rôles

  • L’Ecole garante des besoins de la société

Cf. : Entretien, Bucarest / Recteur de la chaire d’Urbanisme – p.19

Cf. : Ivan Illich, Deschooling society.

-Besoin de professionnalisation.

-Besoin de sécurité : Législation et diplômes (« sanctionner » l’apprentissage)

-

-

Cf. : Changements de législation universitaire en France depuis 40 ans jusqu’à Bologne. Voir time line.

Cf. : Entretien, Zagreb / Professeur d’Architecture – p.4

  • Les écoles (de pensée / Enseignants), garantes de la transmission des savoirs

Cf. : Gilles Deleuze, Abécédaire / P comme Professeur

Cf. : Louis Kahn, Ombre et Lumière.

Cf. : Georges Steiner, Eloge de la transmission. Le maître et l’élève.

Cf. : Entretien, Sofia / Professeur d’histoire –p.43

-Savoirs / Savoir-faire à transmettre : -Génération d’idée

-Intuition / Sensation

-Confiance en soi

-

-

  • Les étudiants garants de « l’air du temps »

Cf. : Hermann Hesse, Le jeu des perles de verre.

Cf. : Entretien, Berlin / Professeur d’Architecture – p.9

Cf. : Entretien, Zagreb / Professeur d’Architecture – p.3

-Profil générationnel

-Profil complexe

Cf. : Edgar Morin, Relier les connaissances.

2 – Le Système et ses moyens

  • La Pédagogie comme outil

Cf. : Emile Durkheim, Histoire de l’éducation en France.

Cf. :

  • La Pédagogie Par Projet (PPP) redécouverte par les pédagogues

Cf. : Colloque de Louvain la Neuve - Belgique, 2007

Cf. : Article La pédagogie par projet dans les écoles d’Architecture (source ?)

  • La Pédagogie Du Projet (PDP) constitutive de la trame de transmission

Cf. : Entretiens

Cf. :

-La PDP comme promoteur de la création

-Le paradoxe du système : Rôles / Moyens , Conformisme / Création

II. Le Paradoxe de Bologne.

1 – Les réseaux

2 – L’Emulation

III. Le paradoxe de l’Autodidacte

Wednesday, 22 October 2008

Sunday, 5 October 2008

Problematique.

Depuis leurs débuts il y a plus de mille cinq cents ans, les écoles n'ont cessé de créer des réseaux complexes d'échanges, de savoirs comme de personnes. Il s'agira, dans ce mémoire, d'éclaircir les formes que prend cette complexité dans les écoles d'architectures (1). Pour ce faire, nous nous demanderons quels sont les paradoxes inhérents à la formation architecturale, au travers d'entretiens ménés dans une douzaine d'écoles d'architectures en Europe.



Prenons tout d'abord l'école comme institution. Sa vocation première est de garantir la formation des élèves à une certaine culture, en l'occurence architecturale. Pour jouer son rôle de garant, l'école doit ête sûre de ses ressources, qu'elles soient humaines, systémiques ou cognitives. C'est d'ailleurs ce qui la place devant ses limites: le besoin de confiance en ses propres moyens pousse souvent l'école au conformisme (2). Mais ce constat est loin d'être valable pour toutes les écoles, surtout d'architectures. Car la formation de base dispensée dans ces institutions est la formation à la projetation, c'est à dire l'aptitude à regarder vers ce que pourrait être le futur. Se conformer à une réalité présente quelle qu'elle soit, pour en dégager de nouveaux agencements. Ne pas accepter les règles sans les soumettre à la critique. Le dessein des écoles d'architectures en tant qu'institutions scolaires (à savoir la formation d'architectes conformes au mode de fonctionnement de leur société) semble ainsi en concurrence avec la base pédagogique même de ces écoles (la formation au projet en tant qu'acte de création, qui n'est autre que la remise en cause du conformisme).



Mais si le système pédagogique défend une certaine idée du non-conformisme, il est lui même en proie à des maux qui le dépassent, quant à sa relation avec la société qui l'a créé. En effet, on attend de l'architecte qu'il crée des projets où tous les problèmes liés à la construction seront pensés; qu'ils soient d'ordre technique, sociologique, philosophique ou même artistique. La formation au projet d'architecture s'alimente donc d'une pléthore de savoirs assimilés au champs architectural. Ces savoirs sont dispensés, selon les pays, sous forme de cours, de séminaires, d'exercices. Et pour ce faire, les écoles n'ont d'autre choix que de suivre la classification aristotélicienne des savoirs: c'est la route vers la spécialisation (3). L'école a donc pour but de former les architectes à dépasser la vision disciplinaire des problèmes, tout en leur inculquant cette même vision disciplinaire par le biais de leur formation.


Revenons, pour finir, sur ce champs architectural contenant les savoirs qu'un étudiant en architecture doit connaître. Il ne peut pas tous les appréhender, c'est entendu. Une vie entière d'architecte serait sûrement trop courte pour les embrasser tous. C'est pour cela que l'on mise sur la spécialisation. Mais ce n'est pas tout. Les étudiants sont aussi formés à trouver par eux-même les informations qu'ils transformeront en savoirs: c'est le principe de l'autodidacte. Laisser l'étudiant au coeur du système, qu'il soit lui-même le liant entre toustes ces informations qu'il peut récolter. Qu'il se crée son propre parcours, qu'il soit libre d'apprendre les choses à sa manière, de prendre son temps, comme l'ont fait les grands architectes modernes, dans un cadre universitaire qui pousse pourtant dans un sens contraire.

______________________________________

(1) Edgar Morin in Introduction à la pensée complexe, Paris, ed. Points, coll. essais, 2005, 158p.
(2) Ivan illich in Une société sans école, Paris, Ed. du Seuil, 1971, 187 p.
(3) Aristote in Métaphysique, tome 1, Livre E, Librairie philosophique J. Vrin, 2000, 309p.

Wednesday, 24 September 2008

Tuesday, 23 September 2008

Vaches sphériques et science des réseaux


sphericalcow.1215098437.Jpg Les graphes représentant les réseaux sociaux auxquels nous sommes connectés sont appétissants. Ils permettent de faire de belles présentations en PowerPoint, mais “ça n’est pas parce qu’une image est jolie qu’elle est utile” rappelle Éric Bonabeau.

Président-fondateur d’Icosystem et spécialiste des systèmes complexes, Bonabeau a saisi l’occasion de Supernova 2008 , la conférence qui s’est tenue à la mi-juillet à San Francisco pour dénoncer la mode du “graphe social”. Il s’agit “de constructions mentales, de métaphores” dont les scientifiques se servent pour créer des modèles. Mais ça reste très loin de la réalité. C’est un peu, dit Bonabeau, comme si pour étudier la production de lait d’une vache on partait de l'hypothèse qu'elle est sphérique.

Tout le problème est que le graphe en question ne nous parle jamais que de la distribution des nodes (noeuds), la partie la plus facile à identifier mais la moins utile d’un réseau. “Il ne suffit pas d’en avoir la topologie,” estime Bonabeau, “il faut savoir à quoi il sert. Il faut distinguer entre “structure et fonction”. La structure étant la topologie et la fonction, l’activité.

Il ne suffit pas (c’est ce que je comprends) de savoir où sont les nodes et lesquels sont connectés, il faut savoir ce qui passe par ces liens, la nature et la qualité des échanges, des flux… et pouvoir rendre compte de leurs articulations complexes, de l’activité d’ensemble.

Une autre limite de l’approche structurelle a été mise en cause par Raissa D’Souza, chercheuse à l’Université de Californie - Davis pour qui “de nombreux réseaux ont des topologies comparables et des activités très différentes.” On ne prend pas assez en compte le fait que les nodes dépendent énormément du contexte dans lequel ils se trouvent. C’est ainsi qu’une connectivité intense peut être une bonne chose pour des réseaux sociaux et un vrai problème dans le cas des épidémies (pour la compréhension desquelles la science des réseaux est d’une utilité considérable) dans la mesure où elle facilite la transmission de la maladie.

“De nombreux processus dynamiques ont lieu le long des liens; les comprendre est la prochaine frontière de la recherche en matière de réseaux.”? rappelle Albert-László Barabási, auteur de Linked.

Fonction, contexte, dynamique des liens… voilà de passionnants sujets de recherche si vous voulons mieux comprendre ces réseaux sociaux auxquels nous attachons tant d’importance… et que nous utilisons de plus en plus.